LES VALLÉES DE L’OUBLI.
L’ oxygène du Matin est parfois amer,
Et l’Aurore, souvent, me lie les nerfs…
Mais est -il Temps ou un peu tôt
Pour vous guérir de vos Maux ?
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis Celui qui a vu.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis le Roi perdu.
La Pénombre m’accueille les bras ouverts.
La Route est longue et sinueuse,
Á peine banale, à peine grincheuse.
Je terrorise ainsi, sans même le vouloir,
Et sur un cheval imaginaire
Parcoure les Terres fumantes de l’ Enfer.
J’ exorcise encore, sans Rien y voir,
Appelle la Lumière du dernier Soir
Pour qu’en nos Légendes, Nous puissions croire.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis Celui qui a vu.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis le Roi perdu.
Depuis, l' Errance a repris
Dans le Jardin de l’Oubli.
Et, dans les Vallées du Paradis,
On rit encore de me voir ainsi…
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis Celui qui a vu.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis le Roi perdu.
Mon Royaume est un Cauchemar.
Et chaque fois que frappe le Soir,
L’Obscurité me cloue les Pieds.
Je gis Là, sans nul Avoir,
Et chaque fois qu’arrive le Soir,
Les Suppliciés me rient au nez.
J’ agonise aussi, sans nul espoir,
Et renaîtrai dans le Brouillard
Car l’Air et l’Eau me lie aux Fées.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis Celui qui a vu.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis le Roi perdu.
Par delà les Bois et les Prés,
J’ évoque le Retour de l’Être écouté,
Participe aux grands rendez-vous d’ Été,
Rêve d’autres Mondes et d’Éternité.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis Celui qui a vu.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis le Roi perdu.
Mon Tombeau repose sur l’ Eau
Et de Tout Cela, Rien n’est faux.
Moi, ---------, Vous marque de mon Sceau.
Oui, c’est ainsi dans les Vallées de l’Oubli,
Car là-bas, nul ne périt…
Ni Hier, ni Demain, ni Aujourd’hui.
Prisonnier, puisqu’ il le faut,
Je me tourne vers le Nouveau
Et vous assure qu’ il sera chaud.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis Celui qui a vu.
Je suis le Nouveau Roi,
Je suis le Roi perdu…